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Les investissements dans l’industrie de la pêche au Maroc

Les investissements dans l’industrie de la pêche au Maroc
La pêche côtière proprement dite commença avec l’arrivée des chalutiers et des sardinières à moteur. Actuellement, la flotte est forte de 2500 unités, dont 400 chalutiers, 400 senneurs ou sardinières, 1000 palangriers de 700 langoustiers et di vers. Les chalutiers capturent principalement des poissons blancs, à l’aide de grands filets de fond traînés, et conservent leurs prises dans des caisses de glace. Les sardinières pratiquent la pêche au cercle au filet et se concentrent au poisson bleu. Les palangriers pêchent au-dessus des zones rocailleuses, soit à la palangre, longue ligne constituée de centaines d’hameçons, soit au trémail, dispositif composé de 3 filets reliés par des bouées. La pêche au trémail, nocturne, s’étale sur une ou deux nuits. Les langoustiers pratiquent une pêche de fond à l’aide de paniers en osier.
Agadir et Tan-Tan, ports de pêche hauturière.
C’est en 1973 que « la grande pêche », la pêche hauturière, a vu le jour au Maroc, sous l’impulsion du code des investissements maritimes. La flotte hauturière s’est développée très rapidement pour atteindre 450 navires, dont 400 chalutiers congélateurs. Les prises de ces chalutiers – véritables usines de congélation flottantes – sont les plus rentables : 100 000 tonnes de céphalopodes et de poissons blancs prêts à être commercialisés. Or, faute d’infrastructures et d’équipements suffisants au Maroc, la flotte hauturière restai t basée aux Canaries, à Las Palmas. Cette grande partie des recettes d’exportation échappait à l’Etat marocain qui La pêche marocaine est orientée à 90% à l’exportation. Les 150 000 tonnes de a pris des dispositions dès 1989 pour permettre le rapatriement de la pêche des chalutiers. Le repli de 70% de la flotte de pêche hauturière s’est effectué vers les ports d’Agadir et de Tan-Tan, qui ont été entièrement aménagés. L’Espagne est le principal fournisseur des armateurs marocains, suivi par
De la chine et de la France .les investissement de la pèche hauturière en unité de pêche ont représenté une valeur de 5.5milliards de dirhams en 1981 et 1990.
Quelques activités marginales complètent la production des pèches maritime au Maroc.
Tout d’abord la récolte des algues marines, entre Larache et El Jadida, représente un chiffre d’affaires de près de 100 millions de dirhams. Les algues sont destinées à l’industrie agro-alimentaire et l’industrie. L’aquaculture marine est un secteur neuf, en plein expansion pour l’instant concentré sur les crevettes et les coquillages dont la production est 400tonnes .la récolte de rocaille attient 7 tonnes.
Les plongeurs professionnel, sont prêts a prendre tous les risques pour cueillir à 80, parfois jusqu’à 100 m de profondeur cet or rouge dont la valeur est de 4500 dirhams le kg. Enfin, les cinq grandes madragues installées de part et d’autre du détroit de Gibraltar, capturent encore 1000 tonnes de thons, de bonites et d’espadons.
La pêche maritime a d’autres effets positifs sur l’économie, puis- qu’elle génère des activités liées à la construction navale et à la chaîne du froid.
Dans ce dernier secteur, les investissements à réaliser sont importants puisqu’une seule capacité de 25 000 tonnes est consacrée à la conservation du poisson. Les entrepôts existants sont principalement destinés à la congélation du poisson. Il y a un manque important d’unités de réfrigération et de caissons réfrigéré pour acheminer le poisson à travers l’ensemble du Royaume. Si l’exportation reste primordiale pour la pêche marocaine, la conquête du marché national offre de nombreuses opportunités aux investisseurs.
Dans quelques années, gageons que déguster du mérou à Ouarzazate et une ombrine à Meknès sera à la portée de tous les consommateurs marocains.

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